Tommy a été reçu
au temple de la renommée de la musique de l'Alabama vendredi dernier.
En suivant le lien du Montgomery
Advertisor, en plus du texte récapitulatif (dont vous trouverez
la traduction libre plus bas), en descendant dans la page, à votre
droite, vous trouverez des liens vers des clips vidéo de l'événement.
Félicitations Monsieur
Tommy Shaw!
Traduction libre du texte de
Robyn Bradley Litchfield
Le natif de Montgomery Tommy Shaw
apprécie sa mention au temple de la renommée ainsi que la
tarte aux pacanes de sa mère.
Né à Montgomery, Tommy
Shaw a dit que c’était superbe de se retrouver dans la capitale
de l’Alabama pour être reçu au Temple de la renommée
de la musique, mais aussi pour la cuisine de sa mère.
« La raison no.1 (de revenir
ici), c’est la tarte aux pacanes de ma mère. Quand tu habites
dans le Sud, lorsque tu trouves de la tarte aux pacanes, tu l’achètes
» a-t-il raconté lors de la conférence de presse au
Conference
Center de l’hôtel Renaissance de Montgomery.
Être reçu au temple
de la renommée de la musique par le Alabama Music Hall of Fame,
est évidemment un autre événement superbe pour Shaw,
qui a été membre de plusieurs groupes locaux avant de se
joindre à Styx en 1975. Depuis, il a fait plusieurs projets
en solo, a fait partie de Damn Yankees et a créé Shaw-Blades
avec son collègue de Damn Yankees, Jack Blades.
Encore aussi gentil comme toujours,
Shaw admet que c’est merveilleux de voir que la musique de Styx continue
d’être aussi populaire auprès de la plus jeune génération.
Il est facile de constater une lignée de 3 générations
à travers la foule lors des concerts du groupe.
Plusieurs groupes ont tenté
de rajeunir leur travail, mais les fans n’ont pas suivi, dit-il.
Styx continue de faire ce qu’il a toujours fait – et les fans de tout âge
continuent de les aimer. Chemin faisant, le groupe ajoute de nouvelles
chansons ici et là.
« Nous écrivons
et continuons d’ajouter du nouveau matériel », dit-il.
Quant à l’écriture,
Shaw dit savourer ces moments – que ce soit en plein après-midi
ou en pleine nuit – quand l’inspiration vient. Ces jours-ci, il a
changé son stylo et son papier pour un mini ordinateur digital,
ce qui l’aide énormément.
« Tu dois écrire
plusieurs mauvaises chansons pour arriver à en écrire une
bonne », dit-il. Récemment, les membres du groupe et
lui étaient à l’arrière scène inspirés
à fond et ils ont presque manqué leur entrée sur scène
parce qu’ils n’arrivaient pas à s’arrêter d’écrire.
C’était un moment de pure adrénaline, dit-il.
Quand il retourne dans son passé
alors qu’il grandissait à Montgomery, Shaw dit qu’il regardait souvent
le Ed Sullivan Show et aimait imiter Sammy Davis Jr. Il ne semblait
jamais savoir quoi faire de ses mains.
C’est alors que la guitare est
devenue pratique. Jouer de la guitare sur scène lui tient
les mains occupées. Et ce soir, il le prouvera en interprétant
Too Much Time On My Hands, Blue Collar Man et Crystal Ball, trois chansons
à succès qu’il a écrites.
En pensant à ce qu’il
aimerait faire et où il voudrait être, Shaw a dit, en riant,
espérer qu’il y avait 3 mois de plus dans l’année afin de
pouvoir passer plus de temps à la maison.
« Je suis tellement chanceux.
J’ai Styx, Jack Blades, un spectacle acoustique et 150 spectacles l’an
dernier, ce qui représente 250 jours sur la route », dit-il.
Oh, et il y a aussi la tarte
aux pacanes de sa mère. Elle en a fait au moins une de plus
pour qu’il puisse l’apporter chez lui en Californie. Cela devrait
être suffisant jusqu’à son prochain voyage ici.
Vous pouvez lire une entrevue de
Tommy avec Ron Hollywood en
suivant ce lien (en anglais) et aussi une critique de deux spectacles
de la tournée Shaw-Blades à Clifton Park, New York et Collingswoods,
New Jersey. Aussi en anglais, vous
pouvez la lire ici.
Pour ceux qui ne lisent pas l'anglais,
avec la permission des auteurs, voici la traduction libre de l'entrevue
avec Tommy suivi de la traduction de la critique de Shaw-Blades.
Entrevue avec la légende
du rock, Tommy Shaw.
Par: Ron Hollywood
Avec l’horaire super chargé
de tournée de STYX, il est difficile de croire que le chanteur/guitariste
Tommy Shaw a trouvé le temps pour enregistrer un album et faire
une tournée avec Shaw-Blades. Son duo avec le bassiste/chanteur
Jack Blades de Night Ranger / Damn Yankees, a donné comme résultat
un album plein d’harmonie intitulé Influence contenant de
grands classiques du rock. Tommy a gentiment accepté de répondre
à nos questions.
Comment en êtes-vous venus
à dire que c’était le bon temps pour un album de Shaw-Blades?
Rien en particulier, Jack était
en train d’enregistrer un album en solo et m’a invité à venir
chanter avec lui la chanson Nature’s Way du groupe Spirit qui était
une de ses préférées. Je l’ai fait et nous avons
aimé le résultat et ce fut aussi très facile.
En m’en retournant chez moi, je me suis dit « Si j’avais à
faire une chanson que j’aime beaucoup, laquelle est-ce que je choisirais?
» La première chanson qui m’est venue à l’esprit
a été For What It’s Worth de Buffalo Springfield.
J’ai fait un démo et je l’ai envoyé à Jack.
Il a beaucoup aimé. J’ai eu ensuite une idée pour un
arrangement de la chanson I Am A Rock de Simon and Garfunkel que
j’ai également fait en démo et envoyé à Jack
qui a approuvé. Suite à cela, Jack m’appelait et tenant
son cellulaire près de la radio alors que la chanson de YES Your
Move, jouait. Il insistait pour que je la chante. C’est
devenu comme un jeu et une fois que nous avons enregistré les trois
chansons, nous avons commencé à les faire écouter
à nos amis. Plusieurs amis ont entendu Influence une
chanson à la fois sur une période de plusieurs mois.
Qu’est-ce que vous voulez que
les gens vivent durant un concert de Shaw-Blades?
Nous voulons qu’ils aient une
expérience interactive, faire la connexion avec ces chansons avec
lesquelles nous avons tous grandi dans un environnement où ils peuvent
chanter avec nous comme ils le font si souvent dans leur voiture ou leur
douche. C’est tout simplement bon pour l’âme. Et entre
les chansons, il y a plusieurs histoires et anecdotes drôles que
l’on partage avec nos fans et ils comprennent où nous en sommes
aujourd’hui.
Pour cette tournée, vous
avez engagé Will Evankovich (de American Drag). Pourquoi avoir
un troisième musicien et comment l’avez-vous trouvé?
Jack a rencontré Will
lorsqu’il a entendu son groupe American Drag jouer à San Francisco.
Will est une vieille âme qui adore la musique de cette époque
et qui s’inspire de celle-ci pour écrire ses propres chansons.
Il est un musicien avec de multiples talents et un bon chanteur qui comprend
la façon dont nous harmonisons. Il aide beaucoup à
améliorer notre son durant les prestations live.
Parles-nous de cette relation
avec Jack Blades, comment expliquer cette longue amitié?
Facile! Les choses qui
sont habituellement le plus difficile à faire – écrire, chanter
en harmonie, passer de longues périodes à voyager ensemble
– tout cela a toujours été tellement facile. Quand
on fait notre propre critique de notre spectacle, on ne parle jamais de
nos harmonies parce que quand la chimie est là, ça devient
une seconde nature. Et plus on vieillit, plus ça devient facile.
Nous sommes plus sages aussi.
Et Damn Yankees, des projets?
Rien pour l’instant.
Tu as fait le vidéo de
Shaw-Blades Dance With Me et celui de Styx Everything All The
Time. Est-ce une direction que tu aimerais prendre à l’avenir?
Peut-être même produire des vidéos pour d’autres artistes?
Je suis satisfait de ses petits
projets pour l’instant et je vais prendre mon temps dans ce domaine là.
Puisque tu as produit ces vidéos,
qui sont des producteurs de films préférés?
J’adore les films de Joel et
Ethan Coen. Ils ont un vrai talent pour mêler la comédie
au drame et ne semblent jamais pris dans un style cinématographique
particulier. J’aime aussi Robert Rodriguez, il a un style simple
mais en même temps très dramatique.
Puisque tu as commencé
ta carrière en jouant dans des centres de bowling, es-tu un bon
joueur?
J’ai commencé à
joué au bowling 12 ans avant de jouer de la musique dans ces endroits,
mais même à cette époque, je travaillais des chansons
pendant que j’étais là et j’ai peut-être joué
au bowling 2 fois durant cette période. Je joue plus depuis
une dizaine d’années. C’est une des choses que tout le monde
sait comment faire et que tu sois bon ou pas, c’est toujours amusant.
L’industrie de la musique a beaucoup
changé ces dernières années. Quel est ton opinion
à propos de Radiohead et d’autres groupes qui se tournent vers le
téléchargement pour vendre leur musique?
Les artistes ont eu à
trouver de nouvelles façons de vendre leurs CDs depuis les changements
de l’industrie du disque. Les nouveaux ont la possibilité
de garder leurs coûts très bas et faire beaucoup d’argent
en vendant moins de disques parce qu’ils ne sont pas associés à
de grosses compagnies. C’est encore une bonne chose à faire
si les groupes utilisent cette méthode dans le but d’atteindre des
ventes plus respectables. La plupart des artistes sont pris entre
le diable et la profondeur de la mer bleue. J’applaudis Radiohead
d’avoir tenté l’expérience. Ce fut payant pour eux.
Les derniers albums de STYX et
Shaw-Blades étaient des compilations de vos chansons préférées.
Quel artiste aimerais-tu entendre reprendre une chanson de STYX, Shaw-Blades,
Damn Yankees ou même une de tes chansons en solo?
J’aimerais entendre Foo Fighters
faire Renegade ou Silver Chair faire Coming Of Age.
As-tu un moment Spinal Tap
mémorable?
Il y a quelques années
à Las Vegas, une femme enceinte m’a pointé pour me montrer
que mes pantalons de cuir étaient déchirés et qu’elle
obtenait plus de plaisir pour son argent!
Qu’est-ce qui t’inspire musicalement
et personnellement?
Le son d’une corde vocale, la
façon qu’une phrase est prononcée, des mots de sagesse que
j’ai peut-être déjà entendu mais qui soudainement,
me font allumer sur des choses.
Fais ton choix
Audioslave ou Velvet Revolver?
Je les aime les deux mais j’irais
avec la voix de Chris Cornell.
Jimmy Page ou Pete Townshend?
J’aime les deux aussi mais je
m’associe plus à Pete parce qu’il joue, écrit et chante ses
paroles. Il semble aussi curieux face à tout.
Mariah Carey ou Christina Aguilera?
Deux chanteuses de talent mais
Christina semble encore grandit comme artiste alors que Mariah s’est enfermée
dans son style il y a plusieurs années.
La télé-réalité
ou les émissions régulières?
Il y a tellement de bonnes émissions.
Ce genre est encore vivant et en bonne santé. La télé-réalité
est déjà désuète.
Le film Ray avec Jamie
Foxx ou I Walk The Line avec Joaquin Phoenix?
Difficile à choisir,
mais je pense que Joaquin a mieux capturé la douleur de Cash que
Foxx a fait avec Ray Charles. Physiquement, c’est Jamie Foxx sans
contredit.
Hilary Duff ou Lindsay Lohan?
Hilary est une jeune fille bien
encadrée. Lindsay est plus intéressante, avec des défauts.
Je vais choisir la catégorie Personnalités disfonctionnelles
pour 50$, Alex…
Critique des spectacles de Shaw-Blades.
Par: François Perron
AVendredi le 30 septembre 2007
– Northern Lights, Clifton Park, NY
Samedi 1er décembre 2007
– Scottish Rite Auditorium, Collingswood, NJ
Après une séparation
de plusieurs mois et autres projets : Jack Blades faisait le nouvel
album de Night Ranger Hole In The Sun et produisait celui de Ted Nugent,
Love Grenade alors que Tommy Shaw était en tournée avec Styx,
le duo s’est réuni avec Will Evankovich de la formation American
Drag pour promouvoir le CD Influence de Shaw-Blades. Ils offrent
à leurs fans des concerts intimes, assis sur des bancs avec leur
guitare acoustique. On a l’impression d’être invité
dans leur salon et on offre même à des fans la possibilité
de s’asseoir directement sur les sofas aménagés sur la scène.
On ne peut être plus près de l’action.
Vendredi soir, le duo a joué
environ 100 minutes devant 600 personnes debout au club Northern Lights
de Clifton Park dans l’état de New York. La foule s’est amusée
à chanter avec eux alors que Tommy et Jack étaient en pleine
forme vocalement et musicalement. Leurs harmonies vocales sont très
belles et c’est quelque chose de les entendre ensemble.
On a surtout mis l’emphase sur
la collection des classiques du rock interprétant 8 des 11 chansons
de l’album Influence. Étrangement, on n’a pas interprété
la chanson Dance With Me depuis la sortie de leur vidéo-clip.
Nous avons eu droit à seulement qu’une chanson tirée de leur
premier album Hallucination qui était The Night Goes On. Il
y a également eu un mélange des chansons préférées
du public comme Sister Christian et Don’t Tell Me You Love Me de Night
Ranger, Too Much Time On My Hands, Blue Collar Man et une demande spéciale
d’un fan, Crystal Ball de Styx. On a pu entendre aussi les succès
de Damn Yankees High Enough et Coming Of Age. Quelques courts extraits
de chansons comme Stop! In The Name Of Love, Love The One You’re With,
Highway Star et une surprise majeure avec l’interprétation de la
chanson de JY de Styx, Midnight Ride. Malgré toutes ces chansons,
ils ont été un peu moins généreux que le spectacle
que j’avais assisté à Buffalo au printemps dernier.
C’est évident que ce duo
a beaucoup de plaisir à jouer ensemble. Ils rient beaucoup
d’eux-mêmes et font des comparaisons avec Dreamgirls ou Vixen, populaires
groupes des années 80. Il y a tellement de commentaires drôles
sur différents sujets tels que la vie en tournée, Ted Nugent,
les ventes désastreuses de Hallucination, leur autobus qui sent
le mélange de blé d’inde et biodiesel, la marchandise de
tournée, et aussi, on montre un poster géant d’une vieille
photo de Tommy Shaw, gracieuseté du gérant de tournée,
Jason Powell.
Le soir suivant, le duo jouait
dans un contexte complètement différent dans un superbe auditorium,
Scottish Rite Auditorium à Collingswood, New Jersey. Les gars
étaient aussi en admiration devant cette salle. L’acoustique
était beaucoup mieux. La foule était moins énergétique,
probablement à cause du confort des sièges. On a eu
droit au même répertoire et un peu les mêmes blagues,
sauf qu’on a ajouter la chanson de Noël Have Yourself A Merry Little
Christmas en plus de Beth’s Song de Howard Stern.
Ce n’est certes pas un spectacle
rock électrique comme Styx, Night Ranger ou même Damn Yankees
et vous pouvez oublié toute la mise en scène aussi, par contre,
si jamais ces gars-là sont de passage dans votre coin, ne ratez
pas la chance de participer à cette expérience intime offerte
par deux très grands musiciens talentueux.

Aussi, dans le même site,
10scalereviews,vous
pouvez trouvé une excellente critique du spectacle de STYX à
Montréal ainsi qu'une entrevue avec Lawrence Gowan. En anglais
aussi.
Le 11 décembre prochain,
STYX va lancé en format DVD Caught In The Act sur lequel
on retrouvera des extras. Vous pouvez déjà commander
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